Wolwerine : Le combat de l’immortel de James Mangold

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Un Wolwerine de plus après un dernier épisode absolument catastrophique sur tous les points. Malgré la venue de James Mangold, rien de bien nouveau à l’horizon, c’est même tout juste bon à vrai dire. Wolwerine à beau être l’un des personnages les plus développés des X-Men, on ne peut pas dire qu’au cinéma cela se ressente tellement tant le tout manque de profondeur. Si bien qu’aujourd’hui encore, Jean Grey est mise sur le tapis, devenant même un personnage à part entière pour ce héros qui n’arrive toujours pas à faire face à ses névroses presque dix ans après. 

the-wolwerine-hugh-jackmanAujourd’hui, et comme toujours, reclus de la société, Wolwie se fait choper pour aller faire ses adieux à un japonais qu’il à sauvé de la catastrophe de Nagasaki. Ce même homme lui offrant la possibilité de devenir mortel, pour enfin avoir la possibilité de se sentir humain. Malheureusement même si l’idée de départ est intéressante, on ne peut pas dire que tout soit correctement développé. Mou, creux et souvent ridicule, le scénario ne surprend pas, offrant même de piètres moments de romance inutiles lors de séquences fastidieuses cherchant vainement à allonger la durée du long-métrage. Ce ne sont d’ailleurs pas les personnages au caractères unilatéraux qui intrigueront le spectateur tant leur fadeur sera proportionnelle à cette production bien enrobée mais tout juste acceptable. James Mangold sait pourtant ce qu’il fait. Les scènes d’action ont de la gueule, sont bien chorégraphiées et cadrées ce qui nous permet d’apprécier les mouvements de combat japonais. On apprécie d’ailleurs ce traditionalisme bienvenu quand il s’agira de proposer des combats au sabre ou en décors reflétant la sérénité. On appréciera aussi le fait que Marvel n’ait pas cette fois-ci succombé à l’humour Avengers, offrant quelques traits d’humour agréables sans trop en faire. Il est nettement plus agréable d’avoir un Wolwerine tout en nuances plutôt qu’un gros blagueur bourru mais au grand cœur.

Reste malgré tout ce sentiment d’être devant un spectacle presque sans saveur. Les méchants, notamment, étant tout bonnement ridicules et rappelant justement la précédente catastrophe de la série. La Vipère en particulier, sorte de mélange raté entre Mystique et Black Widow. Ou encore tout simplement ce robot d’adamantium, franchement risible. C’est d’ailleurs devant toute la séquence finale, aseptisée, dans ce décor d’entrepôt et sans envergures, que l’on se rendra compte que l’on est face à exactement la même chose qu’on peut aujourd’hui trouver dans n’importe quel blockbuster. Des twists scénaristiques foireux, des scènes d’action impressionnantes sans être innovantes, une multiplication de points de vue poussive… Pas forcément mauvais mais quand Vin Diesel est capable de réaliser les même prouesses qu’un Wolwerine, il se produit une chose : le charme disparait. Au même titre que les tous les blockbusters sortant régulièrement, les films de super-héros deviennent aussi génériques que le reste. Pas forcément un bon signe.

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