Godzilla de Gareth Edwards

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Petit retour en arrière : nous sommes en 1998 et Roland Emmerich, réalisateur le plus patriotique qui soit, sort sur les écrans un Godzilla qui restera dans les annales pour sa médiocrité telle que l’on se demande comment il est possible de faire pire. On se souviendra d’une production ridicule, au casting globalement correct mais au scénario indigent qui ne faisait qu’enchaîner absurdité sur absurdité. Aujourd’hui, Gareth Edwards, tout jeune réalisateur, nous offre sa version. Une version qu’on nous promettait épique et impérieuse, intelligente et d’actualité et qui se révèle être une déception à la hauteur de ses ambitions. Essayons de comprendre pourquoi. Lire la suite

Les Miller, une famille en herbe de Rawson Marshall Thurber

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Si la comédie est si présente au cinéma, ce n’est pas pour rien. Pur genre de divertissement, c’est aussi un genre facile à écrire comparé aux autres. Les États-Unis ont eux par contre la capacité de faire dans le toujours plus rocambolesque. Que la route soit saturée et pavé de clichés n’empêchera pas à ces films d’essayer de s’imposer, et Les Miller en fait parti. Mais qu’elle soit aisée à écrire ou non, la comédie à bien du mal à se renouveler. Lire la suite

Her de Spike Jonze

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Il arrive qu’un film, par on ne sait quel miracle d’ingéniosité, parvienne à cristalliser tout un pan d’une époque. Qu’il parvienne à la fois à rassembler toute une communauté autour de lui par son universalité et qu’il arrive à la fois à être une œuvre profondément personnelle, arrivant à transporter le spectateur ailleurs. Spike Jonze, ici avec son quatrième long métrage, n’y est pas seulement parvenu non, il est au dessus de tout cela. Et loin de tout l’engouement engendré autour de son projet, le réalisateur arrive à nous surprendre bien plus qu’on s’y attendait. Lire la suite

The Amazing Spider-Man 2 de Marc Webb

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Sans nécessairement revenir sur l’élaboration précipitée et volontairement capitaliste du reboot de la série, le précédent volet de Spider-Man était sans conteste, à oublier, aussi bien pour le spectateur que ceux qui l’ont produit. Cherchant à s’éloigner de la direction prise par Sam Raimi dans la précédente trilogie, le résultat s’était avéré désastreux de par le manque flagrant d’audace, scénaristiquement et visuellement. Après une énorme campagne de promotion et une apparente volonté d’en faire toujours plus, qu’en est-il cette fois-ci ? Lire la suite

The Monuments Men de George Clooney

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Depuis plus de cinquante ans, les films sur la guerre sont présents dans l’histoire du cinéma. Justement parce qu’ils servent, en général, à juger, critiquer, remettre dans un contexte ou même apprendre sur des évènements passés. Une vertu pédagogique dominante, sous la forme d’un devoir de mémoire que nous nous devons de régulièrement mettre à jour si la vérité venait à s’effacer. Certains sortent pourtant du lot, préférant oublier l’histoire bataille pour se concentrer plutôt sur un seul évènement bien précis, soit parce qu’il reflète une humanité qu’on ne voyait que peu durant la guerre soit parce qu’il était suffisamment singulier pour qu’on narre son récit. Celui des Monuments Men, comme celui de l’opération Valkyrie ou d’autres, en fait parti. Lire la suite

La Stratégie Ender de Gavin Hood

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Difficile d’oublier la déconvenue qu’à pu être X-Men Origins : Wolwerine, à la fois pure symptôme du trop plein des super héros au cinéma – qui d’ailleurs continue toujours sur sa lancée funèbre – et ratage total d’un point de vue cinématographique qui démontrait qu’apposer une marque à un film ne suffisait pas à développer un bon projet. Quand cette adaptation du roman de science-fiction Ender’s Game à été vendue à l’auditoire, le ressenti était clair : comment avoir confiance en ce projet ? Cela n’a d’ailleurs pas démérité quand le film s’est retrouvé être l’un des plus gros flops de l’an dernier, parvenant tout juste à rembourser son budget de plus de cent millions de dollars. Pourtant, et avec grande surprise, ce n’est pas le travail du réalisateur qui est à remettre en cause. Lire la suite

Nymphomaniac – Volume 2 de Lars Von Trier

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Suite et fin pour la fresque sexuelle de Lars Von Trier. Malgré tout il ne faudrait pas tirer un trait dessus tout de suite après quand la censure reste toujours et indubitablement présente, synonyme donc d’une œuvre entachée et qu’il faudra redécouvrir dans les prochains mois en version longue. Une censure qu’on pourra dire trop présente sur cette seconde partie qui, bien qu’elle reste de haute volée, donne un léger sentiment d’inachevé dans son propos, pourtant bien loin du côté très violent auquel on pouvait s’attendre. Le débat n’étant toujours pas « est-ce que Lars Von Trier à conçu avant tout son projet dans le but de choquer et d’être volontairement anticonformiste ? », il n’y aura aucune réponse à cela. Car loin d’être un produit opportuniste, ce second volet de Nymphomaniac est avant tout une réflexion pertinente sur le sexe. Lire la suite